FRANCAIS

FRENCH INFOS:

WIKIPEDIA     http://de.wikipedia.org/wiki/Erika_Stucky

 

YOUTUBE VIDEOS:

WATCHING OVER ME    ERIKA STUCKY/STEVE NIEVE  
BLACK WIDOW CD
http://www.youtube.com/watch?v=P3mLx_lLDuY&feature=youtu.be

und
SORRY DARLING WITH MICHAEL BLAIR INTRO           
BLACK WIDOW CD
https://www.youtube.com/watch?v=oHwy-PQSfKw

 

 SOLO
https://www.youtube.com/watch?v=v7L3tPHXDrU

 

IF 6 WAS NINE,  with the young gods
https://www.youtube.com/watch?v=W1M133Qh2rY

 

LIVE:

HELTER SKELTER   STUCKY/BLAIR/COULTER/EDWARDS   JAZZFEST SALZBURG
http://www.youtube.com/watch?v=lNywnm700E8

 

BLACK BETTY         STUCKY/BLAIR/COULTER/EDWARDS
http://www.youtube.com/watch?v=4BsPQF-yeBQ

 

ARTE VIDEOS

http://www.youtube.com/watch?v=cgk8m1xkEfo   TIPSY

http://www.youtube.com/watch?v=Q4CmpFqwou0   YODEL into JAILHOUSE ROCK

http://www.youtube.com/watch?v=zrQ_F9qDMOA    SOULSTEAK

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PRESSE EN FRANCAIS

 

 

Entre blues primal, jazz des cavernes, décalages provocants et pitreries ludiques, cette princesse de la scène rock et jazz intègre des éléments folkloriques helvétiques dans son jazz improvisé. Ses chansons décalées oscillent entre reprises obliques et aventureuses de classiques puisés dans le patrimoine musical américain (Nirvana, Prince, Queen…) et des compositions originales signées Stucky. Anti-Heidi du yodle reformulé, la diva participe de manière punk à une renaissance des traditions suisses.
Le Temps   texte: Arnaud Robert

 

 

Depuis vingt ans, la chanteuse valaisanne saisit le patrimoine suisse comme une matière à réformer. Beaucoup de tendresse pour le pays chez cette femme, née à San Francisco, qui défend son blues des Alpes.

 

 

Erika STUCKY, inclassable et cosmopolite. Son grand-père suisse y ayant immigré, Erika a vécu en Californie où, enfant, elle chantait du Dean Martin et du yodel de garçon vacher sur la route des Indiens. Riche de toutes ses racines accumulées, sa musique ne se laisse pas épingler : rock, blues, yodel, improvisation ?

En concert, elle vous raconte son “yodel suicidaire”, elle reprend Britney Spears en boxeuse hystérique, et fendille les standards du jazz.

 

Née en 1962 à San Francisco de parents suisses, Erika Stucky y grandit, avant de déménager avec sa famille dans le Valais suisse. Après des études de chant de jazz et d'actrice à Paris et à San Francisco elle fonde, en 1985, le groupe a cappella (avec basse) "The Sophisticrats qui donne quelques 500 concerts en Europe et en Afrique, remportant plusieurs prix.

 

En 1991, suit le quartette " Bubble-Town " puis elle se produit en 1994, en tant que soliste dans le George Gruntz Concert Jazz Band et fait des tournées en Suisse, Allemagne et Russie. En 1997 naît son trio " Mrs Bubble & Bones ", avec Art Baron et Ray Anderson. Elle fait impression lors de son apparition au festival de jazz de Willisau avec le "Internationales Alphornprojekt "(avec, e .a., Hans Kennel, Ray Anderson, Bob Stewart.)

 

Même à l'âge de l'éclectisme, la chanteuse Erika Stucky sort du commun, en tournant le dos aux conventions musicales. La Suisse-Américaine a trouvé un style très personnel.    

 

 

 

Erika Stucky incarne idéalement la rencontre entre la Suisse et le jazz. Née à San Francisco, elle a grandi à Mörel en Haut-Valais. Son père l’initie à Dean Martin et au yodel du garçon vacher. De cette Amérique natale, elle gardera le sens du show, du cinéma.

 

 

 

Son Golden Gate traverse l’océan et atteint le Cervin. Avec son projet « SUICIDAL YODELS », elle trafique joyeusement l’alpestre chant national, comme si Bessie Smith entonnait le ranz des vaches. Accompagnée de son accordéon, Erika Stucky est seule sur scène qu’elle remplit sans peine de son talent créatif. Sa voix libre mais maîtrisée lui permet toutes les facéties, les loopings sonores. Contre la morosité des standards mille fois entendus, Erika Stucky prescrit des injections de youtze avec en toile de fond des vidéos qui rappellent l’humour de Pipilotti Rist. Après avoir enthousiasmé le public du Festival de Cully ce printemps, Erika Stucky vous séduira sans doute aussi. Ne manquez la prestation unique de cette Diva Edelweiss.

 

 

Inclassable Diva 

Nombreux sont ceux qui ont découvert Erika Stucky dans Heimatklange, splendide documentaire sur trois yodleurs sans frontières. «Diva edelweiss», «anti-Heidi», l’Américano-suisse est devenue l’égérie contemporaine d’une chanson qui prend aux tripes en rejouant avec les racines. Mais cela fait plus de vingt ans qu’elle se promène sur les scènes du monde, de l’Afrique noire à la Suède en passant par New York où elle était invitée cette année par l’écrivain Salman Rushdie, en se jouant des codes et des genres. Chanteuse, performeuse, cette femme-orchestre débordante d’énergie et d’humour n’en finit pas de se réinventer. A ses compositions originales, elle n’hésite pas à mêler des reprises bouleversantes de Prince ou de Nirvana. Son dernier album, «Suicidal Yodels», sorti en 2007,  prend aux tripes avec des ballades de Tom Waits ou Bob Dylan et un titre partagé avec les les Young Gods, avec lesquels elle a noué une forte amitié.

 

 

Erika Stucky,

 

Black Edelweiss,     Arnaud Robert

Chanteuse du Haut-Valais, née d'une famille de hippies à San Francisco, elle convoque stars et princesses ce vendredi au Cully Jazz Festival. Portrait d'une anti-Heidi fascinante, qui pétrit la culture folklorique suisse à la manière d'une langue vivante et subversive

 

A 10 ans, fille de hippies en exil, elle se laisse rapatrier à Oberwallis. On imagine le choc. Exclue la possibilité de croiser Grateful Dead ou Allen Ginsberg sur le chemin de l'épicerie. Ses interlocuteurs, désormais, sont des montagnes qui parlent dans une langue crissée, des catholiques vieillissants et des abricotiers en pagaille. Oui, elle aime le Valais, malgré tout. Elle s'y fait vite, en tout cas. Née dans un sanctuaire de l'underground, Erika Stucky étudie des types qui agitent des pièces de monnaie dans des cuvettes métalliques, qui organisent des combats de vaches et qui s'habillent en noir. «Très new wave», pense-t-elle.

 

Dans les années 80, elle s'enfuit tout de même. Paris, chant jazz. San Francisco, école d'acteur. Elle crée un ensemble qui comprend quatre voix et une basse, The Sophisticrats. Puis, elle décide de partir définitivement en quête de patrimoine. Il faut s'entendre sur le terme. Erika Stucky ne fréquentera jamais les grand-messes du chant

populaire, elle ne mange pas de saucisse, ne fait pas le bonheur des samedis soir sur la DRS. D'ailleurs, elle s'installe à Brooklyn vers 1988, où elle convoque souvent le tromboniste joliment taré Ray Anderson. Erika cherche dans le yodle, dans le cor, dans les robes à fleurs brodées, une forme contemporaine à son insaisissable identité.

 

Erika Stucky, belle anarchiste studieuse, chante avec George Gruntz, avec la star alémanique Sina, avec des Américains. On compare son timbre nu à celui de Sheila Jordan. On ne la range plus dans les petites cases que l'attendu, jamais venu, renouveau du foklore helvète a cadrées pour elle. Dans son dernier disque, elle convie les grands de ce monde. Princess, sous-titré «Star, Diva, Mère», multiplie les pistes sémantiques. Hommage au Prince de Minneapolis, au King of Pop (magnifique version de «Bad» de Michael Jackson), au King tout court (un «Jailhouse Rock» qu'Elvis n'aurait pas méprisé) et à Freddie Mercury, Queen à lui tout seul. Erika aime ce qui brille. Pour couronner le tout, donc, elle convoque un chapelet de cuivres qui tapisse sa voix.

 

Ce n'est plus drôle. Il y a trop eu, avec l'usage généralisé du patois, la réhabilitation des instruments alpestres et l'épidémie de yodle sur les scènes branchées, une approche ironique de la culture suisse. S'il faut s'en servir, autant le faire avec intelligence plutôt que cynisme, se dit Erika. Alors, dans la moindre de ses interventions sophistiquées, la vocaliste suggère des enracinements terroristes, des terroirs critiques. Elle travaille sur le swing, le rock, la volksmusik avec des préoccupations d'esthète. Il y a fort à parier que, dans ce monde boulonné par les malentendus culturels, si Erika Stucky avait été africaine et qu'elle avait accompli le même travail sur la musique africaine, elle serait une superstar.

 

Mais l'aversion masochiste de l'Europe occidentale, en particulier de notre pays, pour ses propres traditions, relègue dans un anonymat relatif des démarches aussi prégnantes. Erika Stucky n'en a que faire. Elle travaille avec Franz Treichler des Young Gods, elle tourne bon an mal an sa camelote précieuse. Peu à peu, elle finit par élargir son public. Il suffirait pourtant de l'entendre une fois entonner du Kurt Cobain pour capter, une fois pour toutes, que cette femme à l'indépendance charmeuse est une fierté nationale.

 

 

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FINNISH

Text :
Rebekka Katko   1 November 2007     What´s Happening?!
The Official Magazine of Tampere Jazz Happening 2007


Erika Stucky loikkii maasta ja musiikista toiseen Kontrastit kuuluvat Erika Stuckyn arkeen.
Laulaja yhdistelee musiikissaan jodlausta ja jazzia, ja vie meidät sekä Alpeille että 60-luvun hippitunnelmiin, hulahula-vanne pyörien.
San Franciscossa 1960-luvulla syntynyt, lapsena Sveitsiin muuttanut Erika Stucky saapuu Tampereelle Roots of Communication -bändin ja alppitorvien kanssa. ”Kun halutaan perinteistä muttei liian perinteistä sekä vähän avantgardea, tulemme paikalle. Olemme ikään kuin Sveitsin suurlähettiläitä.”
Stucky on ylpeä sveitsiläisistä juurista ja maan yksinkertaisesta, villistä musiikista. ”Minua kiehtoo vanha kansanmusiikki, joka levisi vain suullisesti.”
Tuoreella levyllään Suicidal Yodels Stucky jodlaa sydämensä pohjasta, mutta monipuoliselta laulajalta luonnistuu myös jazz, rock ja pop.
aulaja myös näyttelee Kuutta kieltä taitavalta artistilta ei puutu kielellistä tai äänellistä lahjakkuutta. Stucky on aina tiennyt, että hänestä tulee laulaja. ”Se oli aina enemmänkin tosiasia kuin unelma. Jo lapsena näin itseni kiertämässä maailmaa ja laulamassa hulahula-vanteeni kanssa.”
80-luvulla Stucky pääsi arvostettuun jazzkouluun Pariisiin ja perusti ensimmäisen bändinsä The Sophisticrats. Laulamisen ohella hän kouluttautui näyttelijäksi. Myöhemmin Stucky on nähty muun muassa Honky Stonky -musikaalissa ja Rouva Jumalan roolissa näytelmässä Helgen elämä.
Näyttelijäntaidoista on hyötyä. ”Jos en olisi näyttelijänä koulutettu tulemaan ymmärretyksi, puhuisin varmaan nytkin sellaisella murteella, josta kukaan ei saisi selvää.” Näyttelijän ja laulajan esiintymisessä ei Stuckyn mielestä ole isoa eroa. ”Kumpikin menee yleisön eteen ja kertoo tarinansa. Tärkeintä on läsnäolo lavalla.”
Inspiraatiota korkojen kopinasta Musiikki on Stuckyn mielestä paras ja aidoin kommunikaation väline. ”Musiikki on lähinnä sydäntä. Taiteilija- ja näyttelijäystävänikin kadehtivat minua taiteenlajin vuoksi, jonka valitsin - tai joka valitsi minut. Muiden taiteiden kanssa pystyy vähän huijaamaan ja teeskentelemään, mutta laulajalla ääni antaa kaiken ilmi.”
Inspiraation lähteeksi Stuckylle kelpaa mikä vain, esimerkiksi ohikulkijan rytmikkäästi kopisevat korkot. Parhaimmat ideat tulevat yllättäen. ”Mitä vanhemmaksi tulen, sitä paremmin ymmärrän, että tärkeätä ei ole se mitä laulaa, vaan miten sen laulaa.”
Stucky tekee vuodessa noin 150 keikkaa, joista viisitoista soolona. Yksin esiintymisessä on puolensa. ”Musiikkia voi jatkuvasti muuttaa, nopeuttaa laulua tai siirtyä seuraavaan kappaleeseen milloin vain.”
Vokalisti nauttii kuitenkin myös keikkailusta muiden kanssa, on kyseessä sitten Sina-sisko, Bubbles&Bones tai Roots of Communication. ”Backstagella on mukavampaa, kun voi jännittää yhdessä.”
Räväkkä Stucky on vesimiesten tapaan visionääri, joka ei ole kiinnostunut lähitulevaisuudesta vaan ottaa mielummin suuria harppauksia ajassa. ”20 vuoden kuluttua olen Suomessa keikalla täkäläisten fanieni edessä ja olen tehnyt monta elokuvaa. Keikkailen vielä 40 vuodenkin kuluttua!”

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Erika Stucky jumps between countries and musical genres


Erika Stucky loves contrasts. In her music, she integrates yodeling with jazz, and takes us to the Alps as well as to the hippy flower-power of the 1960's, all the while twirling her hula hoop.

Born in San Francisco in the 1960's, Erika Stucky moved to Oberwallis, Switzerland when she was a child. Stucky is proud of her Swiss roots, and its basic, wild music. 'I am enchanted by the traditional folk music, which used to pass on orally.'

In her latest album Suicidal Yodels, the Swiss diva yodels straight from the heart, but she also performs jazz, rock and pop. She tours with her sister Sina or with the line-ups Bubbles&Bones or Roots of Communication and does solo performances.   

While studying jazz and acting in Paris in the 1980's, Erika Stucky founded her first band The Sophisticrats. As she speaks six languages this versatile singer does not lack linguistic talent either. She is also remembered from the musical Honky Stonky as well as from theatre.

However, music is the closest art form to Erika Stucky's heart as the most authentic mode of communication: 'You can cheat or pretend without being noticed with other arts but not with singing. As a singer your voice reveals you'.

The source of inspiration for this unconventional vocalist can be anything, like the rhythmically clacking sound of high heels. The best ideas come as a surprise.

Erika Stucky arrives in Tampere with the group Roots of Communication and their alp horns. 'When you want folk but not too folksy and a little avant-garde, it's me with Roots of Communication you want. We're like the ambassadors of Switzerland'.

 

GERMAN:

Alle Geschichten über Erika Stucky beginnen mit ihrer Biografie. Die ist selbst im Jazz, für den man die Americano-Schweizerin allerdings kaum völlig vereinnahmen kann, mehr als ungewöhnlich. Neun Jahre Kindheit in San Francisco, dann zurück in ein 700 Seelen-Dorf im Walis mit Trachtenfesten und Jodelwettbewerben. Später Schauspiel- und Musikschule in Paris, erste Gruppe, bestehend aus vier Sängerinnen und einem Bassisten. ( The Sophisticrats)  Tourneen bis nach Afrika, immer wieder Besuche in den USA. Extreme Eindrücke wurden da von stets ausgefahrenen Antennen aufgenommen und zu einem bizarren Humor und tiefen Einsichten in die Absurditäten der menschlichen Unnatur verdichtet.

Erika Stucky hat mal jemand als Personalunion von Laurie Anderson, Tom Waits und Pipi Langstrumpf bezeichnet. Uber diese Charakterisierung kann man trefflich streiten. Jedenfalls zischt ihre Performance mit unbändiger komödiantischer Lust und List durch ein virtuoses Wechselstaccato zwischen Amerikanisch und Schwyzerdütsch, durch Gesang und szenische Rezitation , durch Hohn und Spott, Parabelwust und irrlaufende Bedeutungen, wobei sie ihren philosophischen Tingeltangel rythmisch und in Spontanreaktionen immer wieder in Jazznähe skandiert. Nicht selten reagiert sie dabei auch auf Publikumsäusserungen .

Vom Jazz holt sie sich bevorzugt ihre Begleiter , am liebsten Bläser ( nicht nur) wegen deren Verwandtschaft zur Sprechartikulation. In der Verbindung von Vokalsounds mit dem Instrument, wo die "schrille Diva" Stucky Jodel und Steinzeitschlager wie "You Are My Sunshine " über die selben Lippen bringt. Das alles geschmückt mit trashigen Super8 Videos!  Das "multimediale Gesamtkunstwerk" nimmt sienen Lauf.

 

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Die amerikanisch-schweizerische Vokalistin Erika Stucky gilt als eine der originellsten neuen Stimmen in der  internationalen Jazzszene.
Ihre schweizerischen Wurzeln einerseits und gross-   städtische Spontaneität anderseits spannen einen verwirrenden und doch ungemein packenden Bogen zwischen heimeligem Aelplertum und urbanem Alptraum.     

Frankfurter Allgemeine 

       

The biggest surprise on opening night of the Berlin Jazzfest was the debut of vocalist Erika Stucky, whose territory encompasses that of Sheila Jordan, Bobby McFerrin and Bruce Hampton.

                                                                         

America‘s JazzMagazine - Jazztimes,USA  


 


Erika Stucky
Swiss-Americano Erika Stucky (*San Francisco) is one of the most original voices on the international jazz scene. She is a musical and literary mix of Laurie Anderson, Frank Zappa and Pippi Longstocking and, according to the Frankfurter Allgemeine Zeitung, manages effortlessly to hit an irresistible spot between Alpine home life and urban nightmare.
 
Her works are a mix of entertainment, avant-garde jazz and pop music, infused with American, Valais and Dadaist scraps of words. Out of this emerges a happily subversive work of art. She has toured the past twenty-somewhat years with, among others, "The Young Gods" the WDR Big Band and appeared in Essen in Carla Bley’s jazz-opera “Escalator Over The Hill”. In 1996, she received the Swiss KleinKunstPreis and, in 1998, the City of Zurich Culture Award. Her latest CD “Suicidal Yodels ” appears in october 2007.

 

 

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BIOS ENGLISH , FRANCAIS, DEUTSCH, ITALIANO, ESPAGNOL :

    Dänisch, Tschechisch


Née en 1962 à San Francisco de parents suisses, Erika Stucky y grandit, avant de déménager avec sa famille dans le Valais suisse. Après des études de chant de jazz et d'actrice à Paris et à San Francisco elle fonde, en 1985, le groupe a cappella (avec basse) "The Sophisticrats qui donne quelques 500 concerts en Europe et en Afrique, remportant plusieurs prix.
En 1991, suit le quartette " Bubble-Town " puis elle se produit en 1994, en tant que soliste dans le George Gruntz Concert Jazz Band et fait des tournées en Suisse, Allemagne et Russie. En 1997 naît son trio " Mrs Bubble & Bones ", avec Art Baron et Ray Anderson. Elle fait impression lors de son apparition au festival de jazz de Willisau avec le "Internationales Alphornprojekt "(avec, e .a., Hans Kennel, Ray Anderson, Bob Stewart.)
Même à l'âge de l'éclectisme, la chanteuse Erika Stucky sort du commun, en tournant le dos aux conventions musicales. La Suisse-Américaine a trouvé un style très personnel.    

                    Son leitmotiv se nomme "serious fun "!


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Born in San Francisco in 1962 of Swiss parents, Erika Stucky grew up in the Bay Area, before her family moved to Switzerland (Valais).
After studies of jazz vocals and acting in Paris and San Francisco, she founds, in 1985, the a-capella & bass group "The Sophisticrats" and gives some 500 concerts in Europe and Africa, earning many prizes.
In 1994, she appears as a solo singer in George GruntzConcert JazzBand and tours in Switzerland,Germany and Russia.
In 1997 her trio "Mrs Bubble & Bones comes into being with Ray Anderson and Art Baron. Stucky tours Europe, Africa and Russia with many of her projects. ( Bubbles&Bones, Solo, Roots, Stucky&Sina, a Jimi Hendrix and a Woodstock Project with the Young Gods.)
Even in the age of eclecticism, singer Erika Stucky is quite an exception from the ordinary, leaving musical conventions behind. The Swiss-American is eager to blend her two cultural heritages into a single personal style.

                    Her leitmotiv is to have "serious fun."

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Erika Stucky wurde 1962 in San Francisco, als Kind Schweizer Eltern geboren. In den siebzigern zog die Family Stucky, in ein kleines Dorf im Oberwallis.
Nach einer Jazz-Gesangsausbildung und Schauspieldiplom in Paris und San Francisco gründet sie 1985 die A-Cappella & Bass Formation "The Sophisticrats". Es folgen an die 500 Konzerte inEuropa und Afrika, wobei sie diverse Preise einspielen.
1994 wird sie Vokalsolistin in der George Gruntz Concert Jazz Band und tourt in Deutschland und Russland.
1997 ensteht das Trio "Mrs Bubble & Bones" mit Ray Anderson und Art Baron.
1999 geht sie auf Tournee mit der WDR Bigband George Gruntz und Dino Saluzzi. Es folgen Tourneen mit "Bubble & Bones", Stucky & Roots, einem Jimi Hendrix und Woodstock Projekt.
Selbst im Musikzeitalter des Eklektizismus fällt die Vokalistin Erika Stucky aus dem Rahmen des Gewohnten. Sie bricht mit Traditionen ebenso wie mit Konventionen.
Die Americano-Schweizerin hat sich vorgenommen, sprachlich wie musikalisch zwischen beiden Welten zu pendeln.

                        Dabei heißt das Motto: "serious fun".

 

 

 

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ENGLISH

Erika Stucky loves contrasts. Born in San Francisco, she grew up in Mörel, a town in Valais, Switzerland. She embodies the spirit of the cosmopolitan city and the mountain hamlet, hippies and folklore. She eludes classification. She sings and performs in a diversity of genres with unabashed verve. As ‘Mrs. Bubble’ she is accompanied by tuba and trombone to produce her own idiosyncratic interpretations of songs ranging from Nancy Sinatra to Screaming Jay Hawkins. She switches back and forth between perfect American English to authentic Swiss German and is equally at home improvising vocal acrobatics, yodeling or playing the accordion. In September 2006, Stucky toured the US joined by Robert Morgenthaler, Jean-Jacques Pedretti, and Peter Horisberger of the Roots of Communication trio. With instruments like the alphorn, giant shells, drums, and trombone, the band covers a spectrum from homey alpine folklore to urban pipe dream. The American public was  fascinated by the totally new and unexpected blend of pop, jazz, and folk music.

Francais Stucky Solo

VOIX LIBRES : "SUICIDAL YODELS" ERIKA STUCKY
Entre blues primal, jazz des cavernes, décalages provocants et pitreries ludiques, cette princesse de la scène rock et jazz intègre des éléments folkloriques helvétiques dans son jazz improvisé. Ses chansons décalées oscillent entre reprises obliques et aventureuses de classiques puisés dans le patrimoine musical américain (Nirvana, Prince, Queen…) et des compositions originales signées Stucky. Anti-Heidi du yodle reformulé, la diva participe de manière punk à une renaissance des traditions suisses.

SWEEDISH

Hör gränslandets prinsessa tolka musikaliska kungligheter!

Född i San Fransico under den blommande hippie-eran, uppväxt i den lilla alporten Mörel i Schweiz. Sångerskan Erika Stucky lever med den ena foten i storstadens myller och den andra i landsbygdens mylla. Även om hon ibland hörs joddla är denna alpprinsessa ingen sedvanlig Heidi. Hennes konstnärliga vision öppnar sig mot världen och hennes framträdanden är ett lustfyllt äventyr i gränslandet mellan teater och musik. I sitt nuvarande ‘prinsessaprojekt’ framför hon förutom egna bedårande kompositioner, humoristiska tolkningar av Prince, Elvis och andra musikaliska kungligheter. Hennes eminenta ackompanjemang består av tubavirtuosen Jon Sass från New York och den vilt improviserande trombonisten Bertl Mutter från Österrike. Värdar: She’s Got The Beat!

   
Erika Stucky
(Svizzera / Stati Uniti)

Ci si può attendere qualcosa di "normale" da una ragazza di famiglia svizzera tedesca cresciuta a San Francisco nei sixties, baciata dalla cultura Love & Peace e pizzicata dalle provocazioni di Frank Zappa (che tuttora cita regolarmente come influenza decisiva, insieme con la bubble-gum music e i Monkees)? Immaginate un Randy Newman investito da un'autocisterna di Lsd, o Beth Gibbons dei Portishead che improvvisamente opta per una dieta a base di canzoni di Bertolt Brecht virate al lounge, e forse potete cominciare ad inquadrare il "caso" Erika Stucky.
Negli anni Settanta i genitori di Erika riportano la figlia in patria, nel villaggio alpino di Mörel, dove prosperano il folklore delle baite, lo yodel e le albicocche. Invece di trasformarsi in Heidi, Erika se ne va a Parigi. Mentre studia recitazione, coltiva l'intenzione di diventare una cantante jazz professionista. A metà degli Ottanta si ritrova in un gruppo, i Sophisticrats, costituito da quattro cantanti donne e un bassista (Marco Raoult, suo futuro marito). Produce un paio di dischi e crea Bubble Town, progetto musicale che propone in centinaia di città ma che rappresenta una "sua" città, schizzata e immaginaria. Inevitabilmente, a questo punto Frau Stucky-Raoult diventa Mrs. Bubble.
Nel 1997, a Leningrado, in alleanza con gli eminenti trombonisti Ray Anderson e Art Baron (e il suonatore di tuba Jose Devila) vede la luce Mrs. Bubble & Bones, dove "bones", una comune contrazione di "trombones", allude anche alle "ossa" di un'orchestrina eccitante ma assai scheletrica nell'organico.
La normalità delle formazioni strumentali non l'ha mai interessata troppo, né la tentazione di rendersi la vita facile. Ma al contrario rende facile al suo pubblico entusiasmarsi per lei. Bubble fissa una sola condizione: chi assiste alle sue performances, sovente corredate da proiezioni in super-8 e pronunciate in una confluenza tra corretta dizione angloamericana, genuino patois svizzero e bolle (bubbles!) di subcultura dadaista, deve decidere di abbandonare, per una volta, le preferenze sonore a cui è avvezzo.
Le sue raccomandazioni sono di taglio yankee per il pubblico europeo ("hey guys, have fun!"), mentre agli americani propone il credo artistico del Vecchio Continente ("che ne direste di ascoltare e basta, senza preconcetti?").
In cambio, offre una beffarda sintesi tra puro intellettualismo e cabaret estremo, tra standard di Tin Pan Alley ("I'll See You In My Dreams", "You Are My Sunshine"), cimeli del juke-box (Aerosmith, Procol Harum) e controverse invenzioni originali ("Love Hurts", "The Manson Look"). Il tutto in una ossequiosa simbiosi tra Laurie Anderson, Sissi Perlinger e Pippi Calzelunghe, con tanto di collant floreali e gonna giallo limone. E, ça va sans dire, le treccione annodate sotto le orecchie di Mickey Mouse.
(Centro Jazz Torino)


CATALAN - ESPAGNOL

Erika Stucky és una sorprenent artista nascuda a San Francisco però resident a Suïssa i una de les veus femenines més rellevants d’Europa. La seva és una proposta iconoclasta, hiperactiva, que treballa amb els formats de la performance o del cabaret i juga amb gèneres com el folk (concretament el yodel, el cant tradicional alpí), el jazz, el pop i el rock, tot sotmetent-los a un irreverent procés de deconstrucció en el qual la seva personal i privilegiada veu juga un paper fonamental. Amb Suicide Yodels descobrirem una babel desacomplexada, una síntesi d’arrels americanes, teutones i alpines acompanyades d’una potent banda instrumental i d’una posada en escena planificada per la pròpia artista. Ay-ee-oooo...!!!

Erika Stucky es una sorprendente artista nacida en San Francisco pero residente en Suiza y una de las voces femeninas más relevantes de Europa. La suya es una propuesta iconoclasta, hiperactiva, que trabaja con los formatos de la performance o del cabaret y juega con géneros como el folk (concretamente el yodel, el canto tradicional alpino), el jazz, el pop y el rock, sometiéndonos a un irreverente proceso de deconstrucción en el que su personal y privilegiada voz juega un papel fundamental. Con Suicide Yodels descubriremos una babel desacomplejada, una síntesis de raíces americanas, teutonas y alpinas acompañadas de una potente banda instrumental y de una puesta en escena planificada por la misma artista.

Switzerland-based, San Francisco-born Erika Stucky is a surprising artist who has become one of the most outstanding female voices working in experimental music in Europe today, Her iconoclastic and hyperactive stage shows use performance and cabaret formats to play with genres like folk (in particular traditional Alpine yodelling), jazz, pop and rock. She subjects them all to a no-holds-barred deconstruction process in which her singular, exceptional voice plays an essential role. With Suicide Yodels we’ll discover  an uninhibited Babel, a synthesis of American, Teutonic and alpine roots accompanied by a high-power instrumental group and a mis-en-scene designed by the artist herself.

Espagnol

Nacida en San Francisco y residente en Suiza, Erika Stucky es una de las  más efervescentes anomalías del “underground” centroeuropeo. Habitual de los  festivales de jazz, Stucky desarrolla proyectos tanto en solitario como en  diversas formaciones (con los Young Gods, pone música en directo al  documental “Woodstock”, mientras que con Jamaaladeen Tacuma recrea temas de  Jimi Hendrix). Tiene discos deliciosos, conjugando temas propios que suenan  a inéditos de Weill-Brecht con reinvenciones de clásicos del pop, el rock y  los “standards”.

Para su estreno en España, Erika compró una escoba y un cucharón de madera.  Bajando del camerino, golpeaba paredes, abría y cerraba puertas, desplazaba  sillas y mesas, mientras que iba desarrollando algo parecido a un canto  africano. Cuando parecía que la noche iba de falsificaciones étnicas, se acercó al micrófono y agarró su acordeón. La artista se convirtió entonces  en una mezcla única entre “stand up comedian” y cantante de “kabarett”.  Utilizando inglés, alemán, italiano y español, explicó algo del “shock”  cultural que supuso pasar de una infancia en la California jipi a una  adolescencia en un cantón suizo. Resulta que terminó interiorizando el  folclor local: interpretó diferentes modalidades del canto “yodel”.


Tampoco se conformó con esas lecciones. Proyectó un corto mudo donde se  la ve sola en el campo, ejerciendo de madre amorosa… hasta que pierde la paciencia y, con perversa alegría, lanza al aire la criatura (en realidad,  un muñeco). Ella sonoriza la historia y explica que sirve para determinar la  tolerancia del público: “muchos se horrorizan pero los padres con hijos  pequeños me confiesan que entienden esa reacción”. Así que Erika Stucky es una inclasificable bestia  escénica.

Su lema,  debería saberse, es “diversión en serio”.

DÄNISCH

Klik for at se billedet i stor formatHer skal vi stifte bekendtskab med en usædvanlig sangerinde med et usædvanligt band. Hun er født i San Francisco, men er opvokset i en landsby i de schweitziske alper. Hun er sanger og performer og rygter fortæller at hun er intet mindre end forrygende på en scene. ’Hendes kvalitet er at hun er utrolig morsom, uden falder i den komiske kabaretgryde’. ’Uden nogen musikalske forbilleder – den mest originale performer på festivalen i Berlin. Vokalisten Erika Stucky optræden var et highlight.’
Med sousaphonisten Matt Perine fra bl.a. Ambassadors of New Orleans og den amerikanske tuba virtuos Jon Sass er der lagt optil en forrygende og helt særlig koncert.

TSCHECHISCH